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 DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE

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tagyhi

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MessageSujet: DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE   DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE Icon_minitimeMer 25 Avr - 20:32

..."VIOLENCE : La violence est le lot historique du peuple arménien. Il est de ces peuples rebelles qu'on cherche a asservir depuis si longtemps que l'on en perd la mémoire.
C'est à ce peuple que l'on a voulu infliger le coup de grâce au début du XXe siecle en essayant de rayer son nom de la carte. Il ne peut y avoir de plus grande violence que celle là.
Cela le peuple arménien le comprend parfaitement et les revolutionnaires du monde entier soutiendront absolument sa lutte.
La violence c'est aussi lorsqu'un enfant naît sur une terre qui n'est pas la sienne, lorsqu'un vieillard meurt sans avoir pu revoir cette terre dont on l'a arraché, lorsqu'un enfant ne sait ni parler ni écrire "sa langue".
La violence c'est de revoir une partie de sa terre ancestrale rebaptisée "Turquie orientale" par ceux-la même qui se la sont appropriée au fil de l'épée.
Mais tout ceci est logique, c'est dans la logique de celui qui opprime, de celui qui cherche à perpétuer sa domination. La plus grande violence est peut-être celle qui voit l'homme arménien se dégrader peu à peu, le voir adopter les attitudes les plus réactionnaires de l'idéologie bourgoise de leurs pays d'accueil, de verser dans les ornières du racisme de tout qui n'est pas arménien en croyant accomplir par la un grand dessein patriotique de le voir substituer le chauvinisme à l'analyse de classe, tout en restant sourd à l'appel de ceux qui luttent tombant ainsi dans la misère politique la plus profonde"...

Ceci n'est pas de moi. Cet article est signé de M.R.Z, il date de... 1978 !!!

Alors tout cela pour dire que notre discour que tant de personnes denigrent, certain, "bien en place le cul sur leur chaise" tenaient le même discour... Que lui est il arrivé ? Où t'es tu perdu compatriote ?

Je pense que lorsque l'on aime son peuple, on a le droit à l'auto-critique. Et cet article, qui date tout de meme de plus de 25 ans est tellement d'actualité et proche de ce que je ressasse sans arrêt que je voulais le partager avec vous.

Oui, le Génocide a existé, nous l'avons subi, et si nous sommes éparpillés à travers la planète c'est à cause de lui. Mais nous ne vivons pas à travers lui. Il est en nous, il le sera toujours.
Mais notre peuple a une tendance d'auto-suicide il faut tout de même l'avouer. Le risque majeur est l'assimilation ne l'oublions jamais !

Certain d'entre nous débatent de la scolarité de nos enfants, que faudrait il faire pour leur donner l'éducation arménienne ? Mais vous oubliez une chose : c'est à nous, leurs parents, que revient l'éducation primaire et fondamentale de faire qu'ils ne s'oublient pas !

Ma violence, c'est que je suis née dans un pays qui n'est pas le mien, Ma violence c'est que je ne parle pas ma langue convenablement... Ma Paix ? c'est d'avoir un mari qui me comprend car nous avons les mêmes racines, Ma Paix, c'est d'avoir donner deux prénoms arméniens à mes fils, Ma Paix, c'est de pouvoir converser dans ma langue avec mon entourage, d'entendre les premiers mots arméniens sortir de la bouche de mon grand, Ma Paix, c'est d'être fière de dire "je suis arménienne d'Arménie Occidentale" et ainsi appeller mon pays comme il se doit...

Ma fièrté... C'est de ne pas m'être "oubliée"... Soyez fier, car moi, je suis fier de vous...


… “VIOLENCE: Violence is the historical batch of the Armenian people. It is of these rebellious people which one seeks has to control since so a long time that one loses the memory of it. It is with these people that one wanted to inflict the blow of thanks to the beginning of the XXe century while trying to stripe his name of the chart. There can be of more great violence only that there. That the Armenian people includes/understands it perfectly and the revolutionists of the whole world will support its fight absolutely. Violence it is also when a child is born on a ground which is not his, when an old man dies without to have been able to re-examine this ground which one tore off it, when a child can neither speak nor to write “his language”. Violence is to re-examine part of its renamed ancestral ground “Eastern Turkey” by these even which appropriate it to the wire of sword. But all this is logical, it is in the logic of that which oppresses, of that which seeks to perpetuate its domination. Greatest violence is perhaps that which sees the Armenian man degrading himself little by little, to see it adopting the attitudes more the reactionaries of the ideology bourgoise their host countries, to pour in the ruts of the racism of very who is not Armenian while believing to achieve by the one great patriotic intention to see it substituting chauvinism for the analysis of class, while remaining deaf with the call of those which fight thus falling into the political misery major”…


This is not write by me. This article is signed M.R.Z, it goes back to… 1978!!! Then all that for saying that our discour that so many people disparage, some, “well places the bottom from there on their chair” held same the discour… What it arrived to him? Where to you are you lost compatriot? I think that when his people is loved, one is entitled to self-criticism. And this article, which dates all the same of more than 25 years is so much of topicality and close to what I re-sift without stop that I wanted to divide it with you. Yes, the Genocide existed, we underwent it, and if we are scattered through planet it is because of him. But we do not live through him. It is in us, it will be it always. But our people have a tendency of car-suicide it should all the same be acknowledged. The major risk is the assimilation never forget it! Do some among us speak of the schooling of our children, whom would be necessary it to make to give them Armenian education? But you forget a thing: it is with us, their parents, that returns primary and fundamental education to make that they are not forgotten!

My violence, it is that I was born in a country which is not mine, My violence it is that I do not speak my language suitably… My Peace? it is to have a husband who includes/understands me because we have the same roots, My Peace, it is to have to give two Armenian first names to my sons, My Peace, it is to be able to converse in my language with my entourage, to hear the first Armenian words leave the mouth of my Grigor, My Peace, it is to be proud of saying “I am Armenian from Wertern Armenia” and thus acall my country as it should be…

My pride… It is not “to be forgotten to me”… Be proud, because me, I am proud you…
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Van




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MessageSujet: Re: DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE   DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE Icon_minitimeJeu 26 Avr - 15:12

M.R.Z qui est, où il est?
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Van




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MessageSujet: Re: DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE   DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE Icon_minitimeJeu 26 Avr - 15:31

L'article est vraiment de l'actualité mais je ne suis pas d'accord partielement avec cette raisonement.
Citation :
Certain d'entre nous débatent de la scolarité de nos enfants, que faudrait il faire pour leur donner l'éducation arménienne ? Mais vous oubliez une chose : c'est à nous, leurs parents, que revient l'éducation primaire et fondamentale de faire qu'ils ne s'oublient pas !


Il faut bien sur travailler avec les adultes, mais un n'empêche pas l'autre et ils ont la même priorité. Et comme nos écoles existent alors il faut les améliorer. Les écoles arméniens ça existait depuis toujours et dans chaque endroit ou il y avait 100 familles arménienne, ça fait partie de notre culture.

Nous avons besoins d'un programme pour chaque age adapter à la réalité actuelle. On ne peut plus fonctionner chaotiquement ou chaqu’un fait à ça tête et décide unilatéralement de faire apprendre ou pas des choses.

Par exemple l’article qui tu a présenté ici c’est une réflexion philosophique qui (pourquoi pas) peut être intégré dans le programme.
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tagyhi

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MessageSujet: Re: DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE   DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE Icon_minitimeJeu 26 Avr - 17:20

Van a écrit:
L'article est vraiment de l'actualité mais je ne suis pas d'accord partielement avec cette raisonement.
Citation :
Certain d'entre nous débatent de la scolarité de nos enfants, que faudrait il faire pour leur donner l'éducation arménienne ? Mais vous oubliez une chose : c'est à nous, leurs parents, que revient l'éducation primaire et fondamentale de faire qu'ils ne s'oublient pas !


Il faut bien sur travailler avec les adultes, mais un n'empêche pas l'autre et ils ont la même priorité. Et comme nos écoles existent alors il faut les améliorer. Les écoles arméniens ça existait depuis toujours et dans chaque endroit ou il y avait 100 familles arménienne, ça fait partie de notre culture.

Nous avons besoins d'un programme pour chaque age adapter à la réalité actuelle. On ne peut plus fonctionner chaotiquement ou chaqu’un fait à ça tête et décide unilatéralement de faire apprendre ou pas des choses.

Par exemple l’article qui tu a présenté ici c’est une réflexion philosophique qui (pourquoi pas) peut être intégré dans le programme.

Heureuse que l'article te plaise, je pensai qu'on allait me trouver trop "revolutionnaire" mdr

Tu n'as pas compris ma reflexion sur l'education : j'insiste sur le fait que l'education premiere est la responsabilité des parents et non pas des enseignants. On ne peut pas deleguer l'education à des tiers. Bien élever et eduquer un enfant à la base c'est la famille. D'où la necessité de ma reflexion : ne nous oublions pas !

P.S : je vous laisse mijoter un peu sur l'edito dans lequel j'ai retrouver cet article mdr... Vous comprendrez plus tard pourquoi je demande à un compatriote "où t'est tu perdu !"
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Karin

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MessageSujet: Re: DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE   DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE Icon_minitimeJeu 26 Avr - 17:48

Citation :
une tendance d'auto-suicide

Peuple vivant, dont le seul repère était la reconnaissance de sa mort pourtant partielle, une façon organisée au travers de plusiers générations de mendier les restes d'une existence sans lendemain, c'est à dire sa fin, puisqu'elle nécessite un enracinement dans sa terre natale, c'est à dire une véritable volonté de survivre en tant que soit même.
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tagyhi

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MessageSujet: Re: DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE   DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE Icon_minitimeVen 27 Avr - 12:35

Karin a écrit:
Citation :
une tendance d'auto-suicide

Peuple vivant, dont le seul repère était la reconnaissance de sa mort pourtant partielle, une façon organisée au travers de plusiers générations de mendier les restes d'une existence sans lendemain, c'est à dire sa fin, puisqu'elle nécessite un enracinement dans sa terre natale, c'est à dire une véritable volonté de survivre en tant que soit même.

Lorsque je parle d'autosuicide je mets en exergue l'assimilation bien sur...
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Karin

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MessageSujet: Re: DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE   DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE Icon_minitimeVen 27 Avr - 12:45

Un avis !

L'assimilation pourrait se diviser en deux formes :

Une, volontaire c'est à dire la volonté qu'on a d'intégrer un groupe de personnes, en s'adaptant à son mode de vie.

L'autre, involontaire c'est à dire subir un véritable ethnocide au quotidien.

Peu importe l'endroit où l'on se trouve

Mais quand en interne, les uns font subir aux autres un transfert dogmatique d'intégration et que cela devient un véritable programme politique effectivement c'est plus grave. C'est le rejet de l'autre, c'est la négation de l'autre, c'est de la discrimination raciale.
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tagyhi

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MessageSujet: Re: DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE   DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE Icon_minitimeVen 27 Avr - 15:17

Karin a écrit:
Un avis !

L'assimilation pourrait se diviser en deux formes :

Une, volontaire c'est à dire la volonté qu'on a d'intégrer un groupe de personnes, en s'adaptant à son mode de vie.

L'autre, involontaire c'est à dire subir un véritable ethnocide au quotidien.

Peu importe l'endroit où l'on se trouve

Mais quand en interne, les uns font subir aux autres un transfert dogmatique d'intégration et que cela devient un véritable programme politique effectivement c'est plus grave. C'est le rejet de l'autre, c'est la négation de l'autre, c'est de la discrimination raciale.

Pire, c'est le rejet de nous même ! c'est ce que j'ai pu remarquer chez certains des nôtres et c'est cela qui est le plus dangeureux : se fondre à tout prix au risque de se perdre !
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Van




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MessageSujet: Re: DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE   DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE Icon_minitimeVen 27 Avr - 18:47

Mais pourquoi certains veullent se fondre à tout prix? et il refusse leur nature et leur identité? Quel est leur motivation?
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tagyhi

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MessageSujet: Re: DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE   DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE Icon_minitimeVen 27 Avr - 21:40

Van a écrit:
Mais pourquoi certains veullent se fondre à tout prix? et il refusse leur nature et leur identité? Quel est leur motivation?
Le "mal être" peu etre en priorité, complexe d'inferiorité surrement, l'envie d'être "comme tout le monde" peut etre également...

La douleur du passé aussi...
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tagyhi

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MessageSujet: Re: DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE   DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE Icon_minitimeSam 29 Déc - 12:52

tagyhi a écrit:
Van a écrit:
L'article est vraiment de l'actualité mais je ne suis pas d'accord partielement avec cette raisonement.
Citation :
Certain d'entre nous débatent de la scolarité de nos enfants, que faudrait il faire pour leur donner l'éducation arménienne ? Mais vous oubliez une chose : c'est à nous, leurs parents, que revient l'éducation primaire et fondamentale de faire qu'ils ne s'oublient pas !


Il faut bien sur travailler avec les adultes, mais un n'empêche pas l'autre et ils ont la même priorité. Et comme nos écoles existent alors il faut les améliorer. Les écoles arméniens ça existait depuis toujours et dans chaque endroit ou il y avait 100 familles arménienne, ça fait partie de notre culture.

Nous avons besoins d'un programme pour chaque age adapter à la réalité actuelle. On ne peut plus fonctionner chaotiquement ou chaqu’un fait à ça tête et décide unilatéralement de faire apprendre ou pas des choses.

Par exemple l’article qui tu a présenté ici c’est une réflexion philosophique qui (pourquoi pas) peut être intégré dans le programme.

Heureuse que l'article te plaise, je pensai qu'on allait me trouver trop "revolutionnaire" mdr

Tu n'as pas compris ma reflexion sur l'education : j'insiste sur le fait que l'education premiere est la responsabilité des parents et non pas des enseignants. On ne peut pas deleguer l'education à des tiers. Bien élever et eduquer un enfant à la base c'est la famille. D'où la necessité de ma reflexion : ne nous oublions pas !

P.S : je vous laisse mijoter un peu sur l'edito dans lequel j'ai retrouver cet article mdr... Vous comprendrez plus tard pourquoi je demande à un compatriote "où t'est tu perdu !"

Où t'est tu perdu compatriote, lorsque à ce jour, je lis ceci...

..."Faut-il abandonner l’action pour la reconnaissance du génocide au profit de demandes de réparations ? C’est en substance ce que propose Harout Sasounian, éditorialiste au Californian Courrier, dans un article qui provoque déjà quelques remous (*). Résumant le combat arménien à ce qu’il nomme les 3 R, Reconnaissance, Réparations, et Restitution, Harout Sassounian préconise de passer sans plus attendre du premier au deuxième R. Ce qui se traduirait par des demandes de réparations auprès des « Cours nationales et internationales compétentes », que les « Turcs reconnaissent ou non le génocide ». Quant au troisième R, qui concerne la restitution des territoires, il adjure les Arméniens de n’y pas renoncer, mais en confie la réalisation aux générations futures. Ajoutant : « personne ne rend un mètre carré de territoire, sans y être contraint ».
Halte aux tergiversations ! voici donc proposée une manière pour le moins "brut de décoffrage" de poser le problème : Arméniens et Turcs sont dans des camps différents, les Arméniens ont subi des injustices, ils ont des droits, ils doivent par conséquent directement demander réparation. On ne saurait, du moins en apparence, être plus clair net et précis. Sauf que les choses ne se configurent pas forcément d’une façon aussi binaire et tranchée. D’une part, parce qu’il convient de définir quatre générations après le génocide ce que sont les Turcs aujourd’hui, ce que sont les Arméniens, à quoi correspondent leurs besoins, à quel type de justice ils aspirent. Et puis, la définition que l’on donne de la partie adverse est loin d’être neutre. S’agit-il du Turc, du camp turc, de l’Etat turc ou du nationalisme turc ? De quel type de justice sommes-nous demandeurs, sous quelle forme : argent ? terres ? restitutions des biens confisqués il y a 92 ans ? Et qui est censé rendre cette justice ? Quelle est l’instance nationale ou internationale compétente, susceptible de rendre justice, de dire le droit, et d’en assumer l’application ? Ne nage-t-on pas là en pleine mythologie ? Autant de questions, autant de points d’interrogation.
On le voit, la problématique proposée engendre en réalité plus de difficultés théoriques qu’elle n’en résout. Mais, le plus inquiétant est peut-être le message politique qui sous-tend cette approche. Une pensée très droitière qui s’inscrit dans une logique à géométrie nationaliste, Arméniens contre Turcs, Etat contre Etat, nation contre nation, peuple contre peuple, et ce, sur plusieurs générations. Est-ce vraiment ainsi qu’il faut envisager politiquement les choses ? Cette justice que les Arméniens réclament et à laquelle ils ont indubitablement droit ne peut-elle vraiment se concevoir autrement, via d’autres types de processus ? Par exemple comme le débouché d’une dynamique démocratique au sein de la formation sociale turque, d’un dialogue et d’échanges gagnant/gagnant, non pas sous la forme d’on ne sait quelle CRAT ou autre commission d’historiens, mais dans la perspective d’une résolution globale des problèmes locaux et d’une recomposition politique d’ensemble de la région ? Une mécanique qui pourrait impliquer tant les sociétés civiles, que les Etats et qui, de fait, est déjà amorcée.
Le problème de la proposition de Harout Sassounian tient dans sa formulation, qui s’inscrit dans un cadre statique, quasi réactionnaire. Celui d’une perception figée du conflit arméno-turc, tant en ce qui concerne la question des réparations envisagées sous l’angle général « de procès », que sous celui de la restitution, qui fait appel à la « contrainte ». Cette approche paraît totalement surréaliste dans la conjoncture présente. D’une part parce que ces plans sur la comète alimentent et renforcent le nationalisme exacerbé d’Ankara, lequel légitimise depuis longtemps ses positions en alléguant le spectre d’un danger arménien, d’autre part parce qu’ils sont décalés par rapport à nos réalités et besoins actuels.
Ainsi le postulat de Sassounian fait bizarrement abstraction d’une donne incontournable de toute réflexion sur le combat arménien : A savoir la présence de notre peuple sur place, avec un état de droit, l’Arménie, un Etat de fait, le Karabakh, auxquels s’ajoute la situation épineuse des Arméniens du Djavakhk. Comment peut-on aujourd’hui parler de la cause arménienne en évacuant ces réalités et leurs enjeux ? L’implication de Erevan dans la question du Karabakh, comme dans la problématique internationale du génocide, démontre s’il en était besoin, l’imbrication entre toutes ces questions. Ainsi, comment peut-on par exemple déléguer à nos héritiers la mission de récupérer des territoires, alors que notre propre génération est incapable d’habiter ceux qui sont déjà en sa possession ? Comment peut-on parler d’obtenir la restitution des terres en Turquie, en utilisant le terme de contrainte, quand nos frontières actuelles ne sont garanties ni politiquement ni militairement ? Est-il bien raisonnable de penser à allumer de nouveaux foyers demain, alors que les braises sont encore fumantes aux portes de la maison ?
Comment peut-on sérieusement évacuer cette dimension régionale, locale, d’une réflexion publique quant aux revendications arméniennes ? Et que signifie ce postulat des fameux trois R ? Qui a décidé que la reconnaissance du génocide était une étape pour parvenir à des réparations puis à une restitution ? La reconnaissance du génocide ne représente-t-elle pas avant tout une exigence morale en tant que telle ? N’est-elle pas l’expression d’un pardon ? Ce combat n’est-il pas une arme contre le nationalisme et le négationnisme turc ? Ne constitue-t-il pas, parallèlement, une nécessité eu égard au droit à l’existence des Arméniens dans la région ? Ainsi, Robert Kotcharian, n’a-t-il pas récemment souligné à ce propos la dimension sécuritaire de cette demande, car l’absence de regret de la Turquie résulte d’une prédisposition à recommencer ? Ce combat, qui unit à la fois l’Arménie et la diaspora, ne vise-t-il pas également à générer une révolution des mentalités en Turquie et dans le Caucase du sud ? Ne sert-il pas aussi à donner un éclairage particulier à la question du Karabakh, en légitimant ses revendications à la lumière du sort des Arméniens dans le contexte turco-azéri ? N’a-t-il pas aussi pour effet de sensibiliser à notre situation locale la scène internationale ?
La logique des 3 R rappelle en réalité furieusement la pensée traditionnelle arménienne. Celle qui prévalait avant l’indépendance et avant même le déclenchement de la lutte des années 75. Une époque où le discours arménien avait pour fonction principale d’entretenir dans l’exil le flambeau d’une identité, d’une cause, d’un combat. Ce positionnement, qui a été celui des deux premières générations consécutives au génocide, ne répondait à aucune obligation de moyen ni de résultat. Il correspondait à une situation donnée et a été utile en son temps. Mais le renouveau arménien de ces trente dernières années a marqué un changement d’étape. D’une part en balayant le mythe d’une justice abstraite et en lui préférant la formation concrète d’un rapport de force politique, en évitant les grands discours et en leur privilégiant les actes. D’autre part, en posant la question arménienne d’une manière progressiste et dynamique, et non en terme figé. Car en politique la « justice » ne s’octroie pas, elle se construit, elle se conquiert.
Depuis les années 75 et plus encore avec l’indépendance de l’Arménie et la libération du Karabakh, les Arméniens ont changé de vitesse et de logique. Il ne s’agit pas d’invoquer son bon droit comme on brandit un drapeau, mais de se donner les moyens de réaliser des avancées politiques en prenant en compte le monde concret. Il ne s’agit pas de verser dans la surenchère verbale, mais d’influer sur la réalité, de faire bouger les lignes, les processus, de faire évoluer les situations. C’est sans doute l’enseignement principal que nous a légué Hrant Dink. C’est en étant en phase avec le réel, en militant sur le terrain, en éveillant les coeurs et les esprits, que l’on crée les conditions de la justice. Et non en promettant une guerre de cent ans aux Arméniens et aux Turcs. C’est à cela aussi que sert le combat pour la reconnaissance du génocide. Quant aux réparations, nul besoin aujourd’hui d’en faire un mot d’ordre politique avec un grand R. En revanche, rien n’empêche d’agir comme le font par exemple les trois avocats californiens, Vartkes Yéghiayan, Brian Katabeck et John Guiragos. Et d’obtenir des résultats.
Tout ce qui est tenté actuellement, à travers les reconnaissances internationales du génocide et la lutte contre le négationnisme, à travers les pressions extérieures et le travail intérieur, consiste à faire prendre conscience à la Turquie du génocide, à faire évoluer les mentalités au sein même de cette société, à débloquer la situation, à éradiquer le racisme anti-arménien, à amener ce pays dans ses profondeurs à sortir de l’ ornière nationaliste, à lui faire comprendre qu’il défendra bien plus son honneur et ses intérêts en rendant justice au peuple arménien, plutôt qu’en perpétuant le mensonge, le déni et la violence. Il s’agit de l’aider à aller de l’avant pour qu’elle puisse à son tour aider l’ensemble de cette zone, l’Arménie comprise, à avancer, à envisager l’avenir ensemble, sur le modèle européen. Il s’agit de promouvoir le partage et non le découpage. D’écrire à deux, une nouvelle page dans l’histoire de cette région.
Bien sûr que la Turquie a une dette envers le peuple arménien. Bien sûr qu’elle lui a pris son patrimoine et ses terres, bien sur qu’elle lui a pris un million et demi de vies innocentes. Bien sûr qu’elle doit lui rendre quelque chose. Crééons les conditions pour concrétiser ce concept qu’on peut appeler « justice ». Donnons-nous de vrais moyens pour parvenir à de vrais résultats, mais de grâce épargnons-nous les surenchères verbales et les incantations.
Harout Sassounian est un nom important de la pensée arménienne contemporaine. Le peuple arménien lui doit beaucoup. Gageons que son pavé dans la mare, visait aussi à stimuler la réflexion et surtout à relancer le débat. De ce point de vue là, il a largement gagné son pari.


A T ....."

Finalement, certains qui m'ont sauté dessus violemment à une époque se posent, avec du retard la même question... Et ça c'est le point positif !
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tagyhi

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MessageSujet: Re: DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE   DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE Icon_minitimeSam 29 Déc - 12:59

....."Cet éditorial est sidérant.

Il constitue la meilleure démonstration du bien-fondé de l’opinion de Harout, lorsque celui-ci explique qu’il faut passer le flambeau aux nouvelles générations, et laisser celles-ci se charger de la question des restitutions.

Car autrement, on risque de voir ce type de remarques inconcevables : « La logique des 3 R rappelle en réalité furieusement la pensée traditionnelle arménienne. Celle qui prévalait avant l’indépendance et avant même le déclenchement de la lutte des années 75. »

Cela, sous la plume d’un Ara Toranian...

Mais dis-moi, Ara, c’était quoi, l’objectif de ladite lutte des années 75... ? Prenons seulement le nom d’un certain mouvement... Il me semble qu’il contenait expressément les termes «... pour la Libération de l’Arménie ». En fait, sa mission déclarée était la libération des territoires occidentaux. Dès le début. Surtout au début... Et c’est dans cet esprit que ses soldats les plus purs sont allés - 15 ans après -mourir en Artsakh, où a commencé le processus de reconstitution de l’Arménie.

Et tout à coup, alors que, pour certains, une certaine fatigue brouille peu à peu les cibles les plus claires pour les confondre avec des mirages, que l’idéal devient une ennuyeuse chimère, et que l’embourgeoisement, le cynisme, la lassitude et le détachement finissent ainsi par prendre le dessus, ce sont ceux qui sont restés fidèles à leurs convictions et à leurs engagements qui passent pour des «réactionnaires»... Et ceux qui se sont résignés, qui baissent les bras, qui ont capitulé, qui ont perdu le feu sacré, seraient les «progressistes» ?!!

C’est triste.

En Europe, vous êtes décidément pris à votre propre jeu. Vous en êtes arrivés à croire vraiment vous-mêmes aux illusions stratégiques, aux arguments farfelus, aux discours venant du 18e siècle (celui de votre bled), qui sont les seules armes dérisoires à votre disposition, dans un combat contre des fauves. Et les Turcs vous tiendront donc comme ça par les couilles – s’il en est - , pendant très longtemps encore. C’est eux qui mènent le jeu, en fait.

Mais prenez garde quand même au décalage de plus en plus grave entre vous et le reste du monde arménien.

Quand à vos jeunes, ils viendront un jour vous demander des comptes.

Bonne chance.


Haytoug Chamlian"

J'espere qu'un jour je le verrai ecrire Arménie Occidentale à la place de "territoires occidentaux"... Car j'ai beaucoup d'affection pour lui et je suis certaine, qu'au fond, il sait que nos demarches sont légitimes.
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Karin

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MessageSujet: Re: DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE   DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE Icon_minitimeSam 29 Déc - 15:10

Pour mieux saisir l'ensemble voici le texte d'Harut Sassounian

Euh! Sasounian, ça veut pas dire descendant de Sassoun en Arménie Occidentale.


Les Turcs auraient plus à y gagner que les Arméniens à reconnaître le génocide
De Harut Sassounian
Publié par The California Courier
Editorial de Sassounian du 20 Déc. 2007
Des centaines de journaux, de sites Internet, de dépêches, d’émissions de radio et de télévisions en Turquie, en Azerbaïdjan, en Arménie, en Russie, en France et dans bien d’autres pays s’en sont donné à cœur joie avec mon article, "Les Arméniens demandent la justice, et non la reconnaissance."
Voici quelques-uns des titres parus dans les médias turcs la semaine derrière : "Un éminent journaliste arménien : ’Notre but est d’obtenir des compensations et le retour de notre terre de Turquie’" (Hurriyet) ; "Sassounian : ’Notre but est d’obtenir des territoires de Turquie’" (The New Anatolian) ; "Le temps ne joue pas pour l’Arménie" (Turkish Daily News) ; "Les Arméniens cherchent à obtenir des territoires et des compensations" (Aksam) ; et "Appel pour une stratégie arménienne" (Radikal).
Il est quelque peu surprenant que les médias turcs aient couvert aussi largement cet article qui suggérait simplement de changer l’ordre de la séquence des exigences arméniennes. Ce qui est encore plus surprenant, c’est que les officiels du Département d’État aient exprimé un sérieux intérêt pour cet article.
Les officiels turcs et américains savent depuis des décennies que les Arméniens ont toujours cherché à obtenir la "reconnaissance" du génocide, une "restitution" pour les pertes subies et le "retour" de leurs terres. La seule idée nouvelle dans mon éditorial était que les Arméniens ne devraient pas chercher à obtenir les "3 R" dans l’ordre ci-dessus mentionné. J’ai suggéré que les Arméniens, qui ont déjà obtenu la reconnaissance du génocide par la communauté internationale, devraient immédiatement s’atteler aux deux demandes suivantes. Ce faisant, ils éviteraient de tomber dans le piège turc qui consiste à être bloquer à jamais sur la demande numéro un. Connaissant parfaitement bien la nature séquentielle des demandes arméniennes, les négationnistes turcs ont intelligemment refusé de reconnaître le génocide - la première demande - bloquant ainsi la poursuite des deux autres.
En dépit du grand intérêt turc provoqué par mon article, mon intention réelle était de rappeler aux Arméniens que leur but fondamental tourne autour de la demande numéro trois — que justice soit faite envers une nation qui n’a pas seulement été massacrée, mais que l’on a de plus dépossédée par la force de son droit inaliénable de vivre sur sa propre terre.
Après avoir consacré tant de temps et d’énergie à la poursuite de la reconnaissance du génocide arménien, et ayant atteint cet objectif, les Arméniens ne devraient pas se fourvoyer et croire qu’ils ont réalisé leur aspiration suprême. Un tel faux sens d’accomplissement comporte un risque majeur. Si le gouvernement turc venait un jour à reconnaître le génocide, la plupart des Arméniens pourrait considérer cela comme une résolution finale réussie vis-à-vis de leurs demandes à la Turquie.
En réalité, la reconnaissance du génocide bénéficierait bien plus aux Turcs qu’aux Arméniens. Les Turcs auraient tout à y gagner et presque rien à y perdre. Les dirigeants turcs recevraient les félicitations du monde entier, voir même un Prix Nobel de la paix, pour avoir "courageusement" affronté l’horrible passé de leur nation. L’entrée de la Turquie dans l’Union européenne en serait facilitée et ses défauts dans d’autres chapitres seraient ignorés. De plus, une telle reconnaissance n’aurait aucune conséquence négative juridique ou politique pour la République de Turquie.
Ce déplacement suggéré d’objectif, de la reconnaissance du génocide à l’exigence de justice pour le peuple arménien, a semé la confusion dans la stratégie de négation du génocide de la Turquie. Si, au cours des années, les divers gouvernements turcs ont développé des mécanismes élaborés en vue de contrer les accusations de génocide, tels que payer des entreprises de lobbying et exercer des pressions sur les autres gouvernements, Ankara est complètement impuissante quant à savoir comment traiter la demande de justice émanant des Arméniens !
Par exemple, un important propagandiste turc, Semih Idiz, qui répondait à mon article, s’est rabattu sur ce coup éculé consistant à tenter de créer une rupture artificielle entre l’Arménie et la diaspora, sur les demandes faites à la Turquie. En essayant de contredire mon affirmation, que jamais les frontières d’un pays ne sont restées inchangées au cours de l’histoire, Idiz déclare, de façon incroyable, que les frontières de la Turquie n’ont pas changées depuis "l’époque romaine." En réalité, les frontières actuelles de la République de Turquie ont été créées il y a moins de 100 ans ! Idiz essaie aussi d’utiliser un vieux tour de passe-passe en déclarant que mon article rend "les purs et durs en Turquie encore plus intransigeants envers tout ce qui concerne les questions arméniennes." Une telle accusation, non fondée, insinue que les Turcs "purs et durs " étaient sur le point de faire des concessions majeures aux Arméniens, mais qu’ils en ont été dissuadés après avoir lu mon article !
Enfin, il y a eu encore plus d’émoi sur le site Internet "armworkshop" après mon denier article. Certains "réconciliationnistes" turcs et arméniens sont devenus très nerveux en voyant leurs propos reproduits dans mon éditorial. Dans son message, Utku Diril a demandé avec indignation : "Quelqu’un a-t-il le droit de prendre une conversation de cette liste et de la publier n’importe où ?" Sebouh Aslanian a tenté de rassurer en lui fournissant des conseils juridiques non valables. La publication de ces messages postés sur "armworkshop" est "non seulement hautement malhonnête, mais probablement illégale", écrit Aslanian.
Dickran Abrahamian a révélé qu’il partageait le point de vue "maximaliste" sur les questions arméno-turques. Cependant, il a dit qu’il restait silencieux sur la plupart des sujets afin d’éviter d’être "jeté" de "armworkshop" Il s’est demandé pourquoi, lorsque des éditoriaux turcs sont postés sur "armworkshop," pas un des membres n’émet d’objection, mais lorsque l’éditorial de Sassounian est posté, il "met les nerfs à vifs ?"
Il est à noter que l’important et raisonnable homme d’affaires Osman Kavala a écrit dans son message sur "armworkshop" : "Il n’est pas possible de rejeter le sujet des compensations aussi facilement. On peut trouver le sujet controversé, irréaliste [et] nuisible aux priorités stratégiques, etc., mais il est clair que, contrairement au ’retour de la terre,’ il [le sujet des compensations] restera un thème dont il faudra discuter au cours du processus de réconciliation."
Tout en continuant de contrer les efforts turcs de désinformation sur le génocide arménien, il incombe aux Arméniens de transférer toute leur attention sur l’exigence de justice pour les Arméniens, qui entraîne le retour des terres et des biens qui appartenaient à leurs ancêtres.
©Traduction C.Gardon pour le Collectif VAN - 18 décembre 2007 - 13:05 - www.collectifvan.org
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Karin

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MessageSujet: Re: DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE   DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE Icon_minitimeJeu 20 Mar - 13:36

DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE Turqui10
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MessageSujet: Re: DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE   DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE Icon_minitimeJeu 20 Mar - 14:23

lol! lol! lol! lol! lol! lol! lol!
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MessageSujet: Re: DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE   DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE Icon_minitimeJeu 20 Mar - 14:36

Merci Karin! C'est très fort!
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MessageSujet: Re: DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE   DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE Icon_minitimeVen 21 Mar - 1:25

http://www.western-armenia.eu/news/Dossiers/Dossiers.htm
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MessageSujet: Re: DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE   DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE Icon_minitimeVen 21 Mar - 13:11

Un grand BRAVO à Marion et Tigran. Tres tres bon travail !!!

Shat shnorhagalem !
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MessageSujet: Re: DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE   DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE Icon_minitimeVen 21 Mar - 23:43

Bravo à toi aussi djanik pour ta conférence.
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MessageSujet: Re: DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE   DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE Icon_minitimeSam 22 Mar - 0:00

Les intervenants ont tenu a spécifier l’objectif de cette table ronde : sensibiliser l’opinion publique au sujet de la saison culturel turque qui se tiendrait en France au Printemps 2009. L’organisation de cet événement « culturel » n’est pas anodine. Posons nous donc la bonne question : Allons nous laisser, sans réagir, les Etats Français et Turcs fêter 100 ans après « l’anniversaire » du massacre d’Adana ?
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MessageSujet: Re: DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE   DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE Icon_minitimeSam 22 Mar - 0:12

LA JUSTICE ET LA VERITE

La contuniation dans ces processus politique montre à quel point est liè encore manupilation de population pour essayer de maintenir telle que l'état en fonctionnement alors nous voyons bien l'ètat se désagrege au fil du temps.

L'état turc n'est pas d'existence naturelle, c'est un état artificiel qui utilise des artifices pour exister.

Son point faible est la verité. Combattre pour la verité tout simplement permettra de combattre un état qui est à l'origine de l'application de plan d'extermination des Arméniens.

AA, AD
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MessageSujet: Re: DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE   DE LA REVOLTE A LA RESISTANCE Icon_minitimeSam 22 Mar - 17:30

Je voudrais remettre ce post ici puisque le concerne directement.
*****
Ce n'est pas un peu vache qu'un siècle après n'est rien soit changé ni chez les trucs ni chez les européens. On ne dira pas Le Monde d'aujourd'hui mais les depeches du journal Swiss il y a un siècle. affraid

DEPECHES DU JOURNAL SUISSE « LA LIBERTE »
SUR LES MASSACRES D’ADANA AU PRINTEMPS 1909
Avril 1909


Le Coup d’Etat de Constantinople : Vendredi 16 avril 1909
« L’Union Mahométane »
Les organes Jeunes-turcs signalaient depuis quelques temps déjà les agissements de l’Union Mahométane. Hilmi pacha avait pris des mesures contre elle, mais elle faisait néanmoins des progrès. « Son but, dit un journal turc qui lui est hostile, est d’adapter les lois Ottomanes à la doctrine de la loi sacrée du Cheri…
Son extension est un indice grave de la profonde ignorance des masses ; la rapidité avec laquelle elle recrute ses adhérents est une suffisante preuve de cette mentalité obtuse et têtue contre laquelle les esprits éclairés peuvent difficilement lutter. Les esprits éclairés, ce sont les membres du Comité Union & Progrès, ceux de l’Union libérale. Les masses ignorantes, obtuses, têtues, c’est le peuple. Ainsi se révèle la scission qui existait entre la Jeune Turquie et la population mahométane de l’Empire. L’une et l’autre n’ont ni le même but, ni les mêmes besoins, ni les mêmes désirs.
Le peuple a suivi les vainqueurs du 23 juillet 1908 parce qu’il espérait trouver sous leur direction plus de tranquillité, plus de bien-être, en même temps que le respect de ses convictions religieuses. Le nouveau régime a fait naître des espérances qu’il lui était absolument impossible de satisfaire en quelques mois. Mais lorsqu’on s’est aperçu que la situation matérielle ne changeait pas, que par contre la loi coranique risquait d’être violée, les chefs éclairés, instruits, ont été abandonnés par l’élément populaire, plus attaché à sa foi qu’à un parlementarisme dont il ne comprend guère le sens et dont l’efficacité ne lui a pas été révélée par ses premiers mois de fonctionnement.

DEPECHES DU JOURNAL LE MONDE MAI AOUT 2007

Mobilisation pour la laïcité en Turquie
LEMONDE.FR | 21 mai 2007
Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Samsun, dans le nord de la Turquie, pour rappeler le principe fondateur de laïcité sur lequel s'est bâtie la Turquie. La population turque avait vu avec inquiétude la candidature d'Abdullah Gül, ministre des affaires étrangères...

Les kémalistes s'alarment d'un « péril islamiste » turc
LE MONDE | 17 avril 2007 | Sophie Shihab et Guillaume Perrier (à Ankara) | 575 mots
L e plus grand meeting de l'histoire de la République », a titré, dimanche 15 avril, le quotidien Cumhuriyet, gardien des « principes kémalistes » de laïcité qui régissent toujours la nation forgée par Mustafa Kemal Atatürk.

Laïcité contre islamisme, le conflit se durcit en Turquie
LE MONDE | 2 mai 2007 | Plantu | 84 mots
A l'appel de partis de gauche et nationalistes, ainsi que d'associations laïques, plusieurs centaines de milliers de personnes ont défilé, dimanche 29 avril, à Istanbul. Elles manifestaient contre l'élection, par le Parlement, d'un président de la République issu du parti islamo-conservateur au...

Islam, laïcité, Europe : la Turquie à l'heure du choix LES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES
LE MONDE | 22 juillet 2007 | 230 mots
LE SCRUTIN. Comme en 2002, le scrutin est à la proportionnelle à un tour, dans 81 circonscriptions. 42,5 millions d'électeurs sont inscrits (sur plus de 70 millions d'habitants), dont 4 millions de jeunes n'ayant jamais voté. 7 395 candidats se disputent les 550 sièges du Parlement.

TURQUIE Gül président, l'armée mécontente
LE MONDE | 30 août 2007 | 75 mots
Abdullah Gül (cravate rouge) arrive au Parlement turc, à Ankara, pour sa prestation de serment, mardi 28 août, après son élection à la tête de l'Etat. Rompant avec la tradition, les chefs militaires, qui continuent d'être hostiles à son élection, ont boycotté la cérémonie.

Turquie : le triomphe de l'AKP relance l'ambition de l'adhésion à l'Europe
LE MONDE | 24 juillet 2007 | Guillaume Perrier | 969 mots
Un groupe de jeunes filles voilées survoltées se déhanche sur des harangues de Recep Tayyip Erdogan rythmées par une musique techno. Le drapeau turc dans une main, celui de l'AKP (Parti de la justice et du développement) frappé de l'ampoule, son symbole, dans l'autre, Ahmet Bulus se laisse emporter...

En Turquie, l'AKP au pouvoir remporte la majorité absolue
LE MONDE.FR | 22 juillet 2007 | avec AFP | 367 mots
Après le décompte de plus de 80 % des bulletins de vote, le parti du premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, recueillerait 47,6 % des voix, lui permettant de former seul le nouveau gouvernement. Le Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste), actuellement au...

Voile La déchirure
LE MONDE | 29 mai 2007 | Guillaume Perrier | 1476 mots
Le port du foulard est en baisse en Turquie, mais les laïques s'inquiètent, après cinq ans de gouvernement islamiste modéré. Les jeunes musulmanes, elles, s'insurgent contre une stigmatisation quotidienne.

Le sursaut des petits-enfants d'Atatürk
LE MONDE | 3 juin 2007 | Sophie Shihab | 1028 mots
Nicolas Sarkozy a beau les confiner en Asie Mineure, quelque 2 millions de Turcs manifestent depuis avril dans le pays - y compris sur sa rive européenne - pour montrer combien ils sont, et veulent rester, laïques et modernes, c'est-à-dire européens.
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