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 HISTOIRE: Les origines et la formation du peuple arménien

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Van



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MessageSujet: HISTOIRE: Les origines et la formation du peuple arménien   Mar 6 Mai - 12:25

Les origines et la formation du peuple arménien

(Conférence faite à l'Université d'Etat d'Erévan)


Les origines et la formation du peuple arménien a été et demeure l’une des questions les plus évoquées et les plus litigieuses dans les études arméniennes.

D’où vient notre peuple, quel est son berceau, quand s’est-il formé comme un groupe ethnique autonome et depuis quand est-il mentionné dans les dans les inscriptions antiques ? Le caractère litigieux de ces questions n’est pas seulement conditionné par la variété des sources d’informations, mais aussi, parfois, par les intérêts de nature politique et autre de ceux qui s’en occupent. Cependant, les faits et le niveau de la recherche actuelle nous permettent largement de répondre à toutes les questions, concernant les origines et la formation du peuple arménien. N’ayant point pour but de parler minutieusement de toute l’histoire et de l’analyse de la question, dans un premier temps, nous prendrons pour objet d’étude les légendes sur les origines des Arméniens, inscrites dans l’Antiquité et le Moyen Age, dans un second temps nous évoquerons les théories les plus répandues dans l’historiographie de tous les temps (sans noter les points de vue particuliers), dans un troisième temps nous présenterons aussi la situation actuelle de la question et les informations anciennes sur les Arméniens et l’Arménie.

Légendes écrites portant sur les origines du peuple arménien

Il existe un grand nombre d’inscriptions anciennes sur les origines des Arméniens, datant de l’Antiquité et du Moyen Age, mais ce sont notamment les inscriptions arméniennes, grecques, hébraïques, géorgiennes et arabes qui représentent le plus grand intérêt pour notre étude.

La légende arménienne :

Cette légende date de l’Antiquité et on la connaît par l’ouvrage du grand historien arménien Moise de Khorène. De petits extraits sont mentionnés également dans les ouvrages des chroniqueurs arméniens du Moyen Age, qui sont été réunis dans la nouvelle historiographie arménienne par Mikaël Tchamtchian, notamment dans son ouvrage « Histoire arménienne ».

La légende peut être distinctement séparée en deux couches. La première couche, la plus ancienne, a été créée et a existé avant la conversion en christianisme. Selon cette légende, les Arméniens descendent du patriarche Haïk, qui serait un des fils géants des premiers dieux créateur. Voilà l’origine du patriarche arménien d’après l’une des sources importantes de Moise de Khorène, la préface du registre Mar - Abas Katina : « Les premiers dieux étaient gigantesques et robustes, ils étaient la source des grands biens du monde, le début du monde et de l’humanité. Ils deviennent le début de la génération des géants, Haïk était l’une de ces gigantesques créatures».

Après l’adoption du christianisme, la légende arménienne a subi des mutations, s’adaptant aux concepts de la Bible, selon laquelle après le déluge, les trois fils de Noé (Japhet, Sem, Cham) ont été la souche de l’humanité. Selon la tradition renouvelée, christianisée, le patriarche Haïk serait le fils de Torgom, lui-même descendant de Japhet. Aussi, dans les inscriptions médiévales, l’Arménie est-elle nommée « la maison de Torgom » et les Arméniens « la nation de Torgom » (le patriarche Torgom de la Bible est considéré comme le fondateur de Tégarama- Togorma, situé dans le bassin d’Euphrate : ces informations anciennes sur la formation d’Etat portent sur les siècles 20-18 avant Jésus Christ).

Selon la légende, Haïk, avec sa tribu, a fait une guerre contre le tyran mésopotamien Bêl et l’a vaincu. Depuis ce jour, les Arméniens ont commencé à marquer la date arménienne (d’après les comptes faits par l’éminent arménologue Ghévond Alichan, le calendrier arménien date de 11 août 2492 Avant J. C.).

Le mot « Arménien » est utilisé pour désigner notre peuple, les Arméniens eux-mêmes se nomment « hay», le pays « Hayastan », noms qui semblent provenir du héros nationale éponyme Haïk. Le descendant du patriarche Haïk, Aram a donné naissance aux appellations « Arménia » pour « Haystan » et « Armen » pour « Hay». D’après la même tradition un grand nombre de toponymes ont été créés à l’honneur de Haïk et d’autres patriarches arméniens (comme par exemple Haikachène de Haïk, le mont Aragats et Aragatsotn d’Aramanyak, Armavir d’Aramaïs, Eraskhe de Erast, Chirac de Chara, Massis d’Aramaïs, Ghegharkunique et la mer Ghegharkuniats de Gegham, Sissiakan de Sissak, Aïrarat d’Ara le Bel).

La légende grecque

La tradition grecque sur les origines du peuple arménien est liée à une légende très répandue et très aimée en Ancienne Grèce, celle des argonautes. Selon cette tradition, l’aïeul des Arméniens et le fondateur de l’Arménie est Arménos Thessalien, qui aurait participé avec Jason et les autres argonautes à la navigation faite pour la Toison d'or, se serait été établi en Arménie, qu’il a baptisé par son nom « Armenia ». Selon la coutume, il serait issu de la ville Arménion de Thessalie, une région en Grèce.

La légende est minutieusement élucidée par l’annaliste grec du I siècle Avant Jésus Christ Strabon, qui note aussi que ce sont les histoires des soldats d’ Alexandre le Grand, qui lui ont servi de source d’informations.

Les faits présents témoignent que la légende sur les origines des Arméniens a été créée et s’est liée à celle des argonautes pendant l’époque des conquêtes d’Alexandre le Grand. Les sources d’informations plus anciennes sur les argonautes n’évoquent guère les origines des Arméniens. Probablement cela aussi a eu une tendance politique, comme les traditions perses et médique sur l’origine grecque. L’Histoire de l’humanité a connu plusieurs cas où une nation conquérante crée d’avance de faux principes pour donner un aspect politique afin de réaliser ses programmes.

Les traditions d’origine grecque sur les grandes nations de l’Asie Antérieure, comme les Perses, les Arméniens, les Mèdes, semblaient avoir une tendance de justifier les conquêtes macédoniennes dans la mentalité des peuples, en leur attribuant « une mission de bonne volonté de réunir les séparés de la communauté ». Aussi l’information clé avancée dans cette légende de l’origine thessalienne (grecque) du peuple arménien ne pourrait-elle pas être considérée comme vraie.

On peut également trouver des informations imparfaites sur l’origine orientale, notamment phrygienne des Arméniens, dans les ouvrages des auteurs grecs comme Hérodote (5ième siècle Av. J. C.), Eudoxos (4ième siècle Av ? J. C.) et autres. Les faits en faveur de cette théorie sont la manière identique de s’habiller chez les soldats arméniens et phrygiens et la présence d’un grand nombre de mots phrygiens en arménien. Certes, ces faits ne peuvent pas être considérés comme une preuve que les Arméniens sont issus des Phrygiens. Les Phrygiens et les Arméniens sont des nations qui ont une certaine consanguinité, car toutes les deux ont une origine indo-européenne, donc le fait d’avoir des mots en commun ou bien des mots de la même racine, d’avoir un uniforme militaire identique ne peuvent pas être considérés comme régulier.

DR Artak Movsissian Hay Patmutyan Daser H1


Dernière édition par Van le Mar 6 Mai - 12:27, édité 1 fois
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Van



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MessageSujet: Re: HISTOIRE: Les origines et la formation du peuple arménien   Mar 6 Mai - 12:26

partie 2


La légénde géorgienne

La légende géorgienne a été créée sous l'influence de la tradition arménienne et elle a été inscrite pendant les siècles 9 -11 par les auteurs géorgiens, un historien anonyme (9ième siècle), Lévon Mroveli (11ième siècle) et autres.

Selon la légende géorgienne, les huit fils de Targamos (Torgom) ont donné naissance à un nombre de nations: les Arméniens descendraient du fils aîné Hayos, les Géorgiens de Qatlos et le reste des nations caucasiennes des autres fils. Les terminaisons des noms propres font état aussi de l'origine grecque d'une source d'informations de cette tradition, mais malheureusement elle reste jusqu'ici méconnue. Elle porte, sans doute, l'empreinte de la situation politique de l'époque de sa création, quand l'influence des rois arméniens Bagratide sur les pays transcaucasiens était considérable (c'est notamment ce fait qui explique que c'est Hayos, et pas Qatlos qui est considéré comme l'aîné des huit fils).

La légende arabe

La légende arabe aussi lie l'origine des Arméniens aux concepts biblique selon lesquels beaucoup de nations descendent des fis de Noé, après le déluge. Cette tradition est decrit plus en détail pendant 12ième et 13ième siècles par dans les ouvrages des chronologistes Jakouti etDimachki. D'après cette tradition le fils de Noé Jafis (Japhet) a donné naissance à Avmar, ensuite son petit-fils Lantan, dont le fils était Armini a donné naissance aux Arméniens, et ses neveux seraient les ancêtres des Géorgiens et des Albanais. Selon cette légende, les Arméniens, les Slaves, les Francs et les Iraniens auraient des liens de parenté.

La légende hébraïque

La légende est élaborée par Flavius Josèphe (I Av. J. C.- I après. J. C.) dans l'ouvrage «Antiquité judaique». D'après cet ouvrage « Uros a fondé l'Arménie». Dans les études arméniennes il n'y a pas de réponse unanime concernant la source première de cette information et ni son interprétation. On peut trouver également une théorie qui avance l'idée qu'ici il s'agit du fils du patriarche Aram, Ara le Beau, car dans la tradition hébraïque, Uros est considéré comme le fils du patriarche Aram de l'Ancien Testament. D'après un autre point de vue, Uros serait «le fils du roi Erména», décrit dans les écritures cunéiformes du royaume de Van. Dans les sources cunéiformes assyriennes, le nom «Rusa» est mentionné également sous forme de «Ursa», et le nom d’« Ermina» peut être interprété aussi bien un anthroponyme qu'un nom d'une tribu.

Outre les légendes mentionées si dessous, il existe aussi des traditions qui sont grosso modo répétées dans les variantes déjà citées et n'ayant guère d'importance de premiere source, nous ne les avons pas évoquées.

Le problème des origines du peuple arménien dans l'historiographie



Depuis le 5ième siècle jusqu'à 19ième siècle, la tradition arménienne, formulée sur les pages de «Histoire arménienne» de Moise de Khorène , a été considérée comme la théorie la plus couramment avancée, le certificat étymologique et le manuel portant sur les origines du peuple arménien. Cependant, les nouvelles théories avancées au début du 19ième siècle ont mis en doute la vraisemblance des données inscrites par le Grand historien arménien, par la suite desquelles, la véracité des traditions nationale sur l'étymologie du peuple arménien a été également soumise en question.

Le 19ième siècle a connu la naissance de la linguistique comparative, selon laquelle les Arméniens ont une origine indo-européenne et pendant l'époque préhistorique, avec d'autres peuples, ils ont formé une communauté ethnique et ont occupé le même territoire, qu'on appelle conditionnellement « la patrie indo-européenne». La question de leurs origines, dans les cadres de cette théorie, était étroitement liée au placement de cette patrie indo-européenne . Pendant les différentes époques la science a connu différentes variantes sur le placement de la patrie indo-européenne (la partie sud est de l'Europe, les steppes de la Russie du sud, etc.).

L'autre refuge dans l'histoire de la recherche des origines des Arméniens est le déchiffrement des écritures cunéiformes et hiéroglyphiques au 19ième siècle. Les résultats du déchiffrement ont révélé l'existence d'un grand nombre de groupements d'Etat, demeurant pendant les 2ième et Ier millénaires avant Jésus Christ dans le pays montagneux arménien, qui ne correspondent pas à la tradition nationale arménienne, et ont donné lieu à des doutes concernant la véracité de celle-là. Ces découvertes ont amené à avancer de nouveaux points de vue, dont le plus accepté est celui d'un chercheur allemand sur l'étymologie du mot «Hay». Selon ce point de vue, le nom de la race «Hai» proviendrait du nom de la tribu des Hittites «hatti», et donc les Arméniens descendraient des Hittites. Plus tard ce point de vue a été vivement défendu par plusieurs chercheurs, mais, finalement, il n'a pas résisté à la critique, surtout après avoir révélé que pendant le 2ième millénaire avant Jésus Christ, ces deux nations ont vécu cote à cote, ayant une lien de parenté, cependant elles ne peuvent pas être identiques.

Au 19ième siècle la linguistique comparative a avancé un point de vue, selon lequel, la patrie indo-européenne serait placée au sud-est de l'Europe. D'un autre coté, les inscriptions des auteurs grecs sur l'origine balkanique des Arméniens ont avancé la théorie, selon laquelle les Arméniens seraient des étrangers. Cette théorie a été faussement établie car les écritures cunéiformes du royaume de Van (Biainili, Urartu, Ararat, 9ième-6ième siècles avant Jésus Christ) n’ont pas été lues en arménien. Une opinion s'est formulée, selon laquelle les Arméniens, immigrant de la Péninsule Balkanique du 8ième au 6ième siècle, sont entrés à Urartu, l'ont conquis et après la chute du dernier, ils ont établi leur propre Etat (le Royaume des Ervanduni). Ce point de vue, ne se basant point sur la totalité des faits et ne pouvant pas être vraie par plusieurs motifs, est devenu et reste l'objet des spéculations politiques (surtout par les falsificateurs de l'histoire).

Dans les études arméniennes la recherche de Y. Markvart a été conçue comme une découverte. Selon cette recherche, les Arméniens sont mentionnés dans l' «Iliade» de Homère sous une appellation «les Arims», la région du mont Argéos de l'Asie Mineur a été leur lieu d'habitation. S'adaptant à la théorie de l'immigration, ce fait a été comme un témoignage, concernant l’établissement géographique des Arméniens sur le chemin de l’immigration.

En 1915 à la suite du déchiffrement des écritures cunéiformes hittites par le chercheur tchèque B. Hrozni, des informations très importantes concernant les Montagnes arméniennes ont été révélées. Ces écritures illustrent l’ancien Etat Hayasa (15- 13ième siècles avant Jésus Christ), dont le nom comporte, selon plusieurs chercheurs, le nom de la tribu « Hay » (la désinence sa / asa vient de la langue hittite qui serait un morphème toponymique).

La théorie suivante sur l’origine des Arméniens est la théorie Japetique ou asianique, d’après laquelle l’arménien n’est pas vraiment une langue indo-européenne, mais elle est une langue hybride, consécutivement les Arméniens n’ont pas assisté à l’immigration indo-européenne et selon toujours la même théorie, ils descendent des races indigènes asiatique (d’où l’appellation « asianique »). Cette théorie ne pourrait jamais résister à une sérieuse analyse scientifique, aussi est-elle rejetée par la science, car il n’existe pas de langues hybrides, mais par l’union des deux langues, dont l’une est substrat, l’autre un superstrat, naît une troisième.

Depuis des années 1950 jusqu’aux années 1980, les recherches arméniennes ont vu dominer un nouveau point de vue, qui niant plusieurs fautes commises au passé, ne s’est pas empêché d’en faire des nouvelles, a avancé encore une fois la théorie sur la nature non indigène des Arméniens. A la différence de la précédente théorie analogique, les adeptes de cette théorie datent l’immigration des Arméniens de 12ième siècle, quand, selon les sources locales égyptiennes, il y a eu une grande immigration de l’Europe vers l’Asie Antérieure (l’invasion des peuples soit dits maritimes). Parmi les nations immigrantes les ancêtres des Arméniens, selon cette théorie, ont été des muchks Malheureusement les origine de la langue des muchks nous sont méconnues et il n’existe pas de faits qui attesteraient que les muchks ont été les ancêtres des Arméniens. Cette théorie est rejetée, car parmi les peuples de mer, aucune race ou groupement arménien ne sont cités et outre cela, une partie importante des noms propres hayassiens, mentionnés pendant les15ième et 13ième siècles, est étymologiquement analysée par l’ancien arménien. Cela signifie qu’au moins pendant cette époque-là, les Arméniens habitaient déjà les Montagnes arméniennes et qu’ils n’ont pas immigrés d’un autre territoire.

Au début des années 1980, le point de vue qui avance l’idée que la patrie indo-européenne s’est située au nord de l’Asie Antérieure, particulièrement dans la région des montagnes arméniennes, à l’ouest de l’Asie Mineure, a reçu une nouvelle force. Cette théorie se consolide par de nouveaux faits révélés et actuellement elle est soutenue par la grande partie des chercheurs. Sous l’égide de cette théorie, la question des origines des Arméniens a reçu une nouvelle forme. La supposition sur le caractère non autochtone des Arméniens est mécaniquement niée, car la patrie indo-européenne s’est située sur le même territoire où le peuple arménien a formé et a passé son parcours historique.

A présent, on peut dire sûrement que les Arméniens, pendant les 5ième et 4ième millénaires ont formé une partie du peuple mère indo-européen et qu’au 3ième millénaire déjà ils se sont séparés de la communauté indo-européenne. Cette époque a été marquée par la formation du peuple arménien, qui s’est déroulée par deux étapes. La première, qui peut être caractérisée comme l’époque des unions tribales et des formations étatiques, a eu lieu pendant 3ième et 2ième millénaires avant Jésus Christ. Lors de la deuxième époque, grâce à la création d’un Etat commun, au milieu du premier millénaire, la formation du peuple arménien aurait été achevée.



Les informations datant la Haute antiquité sur l’Arménie et les Arméniens

Les premières informations sur le pays montagneux arménien nous proviennent de 28ième et 27ième siècles Avant Jésus Christ. Dans les inscriptions mésopotamiennes, il est évoqué la formation de l’Etat Aratta. Le nom Aratta est identifié avec l’Ararat (étant considéré la préforme possible de celui-ci ) ; ce qui devient plus évident, par l’opposition des histoires sumériennes et bibliques sur le déluge, dans lesquelles conformément Aratta et Ararat sont évoqués comme un saint lieu de Salut.

Dans l’originale mésopotamienne, le pays Aratta est mentionné parfois par l’idiogramme Subur (Subari, Subartu), ce qui signifie que ces deux noms ont été attribués aux mêmes pays. L’étude des mentions (dont les plus anciennes se trouve dans les originales du 26ième siècle avant Jésus Christ) révèle qu’il s’agit en effet des mêmes lieux qui, à partir des siècles 24-23, sont mentionnées comme Arman(i), Armi, Ur(u)me et d’autres noms, d’après les préformes du toponymes Armenia. Au I siècle avant Jésus Christ, ils apparaissent avec les appellations Armé et Shubria, ce qui a conditionné plus tard, dans les recherches historiques l’emploi du toponyme composé Armé-shubria. Dans la coïncidence des toponymes, Subur-Arman(i) est valorisée par un fait assez important, soulignant le rapport de Subur avec la réalité arménienne : dans les originales mésopotamiennes bilingues ce même pays est appelé dans la partie akkadienne Subur et dans la sumérienne Haya, nom qui est identifié avec celui de notre peuple. D’un coté la coïncidence d’Aratta et de Subur de l’autre coté celle de Subur avec Haya et Arman(i) nous permettent en déduire l’identification de Aratta- Haya- Armani, qui est motivée fondamentalement par les rapports Aratta-Ararat- Hayastan et Arman(i/um)-Armenia-Hayastan.

Le pays est Arman(i) est mentionnée dans les inscriptions d’Ebla (Syrie du nord), datant des siècles 24-23, sous le nom Armi. Elles font état des rapports étroits des fils de Hayay (fils des Arméniens), habitant Armia, avec les pays voisins. L’étude démontre que les Fils de Hayay des originales d’Ebla, le pays Haya des sources locales sumériennes et le Dieu Haya de la mythologie mésopotamienne ont une étymologie commune. Dans la littérature mésopotamienne le dieu Haya est connu sous les appellations Enki (seigneur du pays), Nudimmud (créateur), sa culte est liée au pays montagneux arménien et son fils Dumuzi (du sumérien le vrai fils) a été considéré comme le dieu protecteur d'Aratta. D'aillleurs ce dernier correspond à Haïk- Orion de l'ancienne mythologie arménienne. Ainsi, grâce à ces informations, nous pouvons dire que le nom de notre ancêtre Haïk signifie tout simplement le fils, le représentant (Hay(a) + ik =Haïk) du dieu Hay(a) (Arménien). Et l'information de la mythologie nationale arménienne que notre peuple s'est nommé par le nom de Haik, c'est à dire les fils de la tribu ou du dieu Haya, peut certainement être considéré comme réelle.

En résumant le dit, on peut voir que pendant les 28-23 siècles déjà, le Pays montagneux arménien est mentioné sous les appellation Aratta, Haya, Subur et Arman(i), dont Subur cesse d'être utilisé à partir du Ier siècle avant Jésus Christ, tandis que les autres continuent leur utilisation, avec de petites mutations certes, comme Ararat, Hayastan et Arménia.

A partir de la période mentionnée en haut, les originales anciennes témoignent le propre appellatif du peuple arménien qui correspond aux acquisitions actuelles de la linguistique, selon lesquelles la langue arménienne et le peuple qui le parlait se sont séparés de la communauté indo européenne, et se sont établis indépendamment à la limite des millénaires 4-3 avant Jésus Christ. Aussi peut – on insister sur le fait que le peuple arménien est autochtone, il est mentionné dans les inscriptions du début du 3ième millénaire avant Jésus Christ dans le pays montagneux arménien, où il a construit son histoire.



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